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Allez les Fototacos, un peu de culture ça va changer, je sais que c'est chiant mais il faut y passer ! ! ! soyez courageux mes amis . . .
L'histoire de l'aviron est multiple . . . Elle puise ses racines à l'origine des temps dés que l'homme a cherché à se déplacer sur l'eau. L'histoire du sport de l'aviron n'en est qu'une partie. Cette histoire est très difficile à résumer en quelques lignes : histoire des rameurs, palmarès, histoire des bassins, des clubs, de l'architecture sportive, des bateaux, de la pratique, de l'entraînement, de la technique, des clubs, des compétitions, des entraîneurs, des bateaux, de la construction, de l'arbitrage... A suivre un aperçu historique qui doit tout à Frédéric Delaive, historien du canotage et de l'aviron.
| DU CANOTAGE AU ROWING : 1830 - 1870 | |||
| Contrairement à une idée largement répandue en France, le sport de l'aviron n'est pas une simple imitation du rowing, l'aviron anglais. Il faut chercher l'origine de ce sport dans le canotage qui se développe à Paris dans les années 1830-1840. Navigateurs « généralistes », les canotiers aimaient autant la promenade que la course. Considéré comme l'un des premiers loisirs populaires, le canotage est aussi l'un des premiers sports athlétiques et mécaniques. Les courses à virages, qui se pratiquaient en mer et en rivière (Société des Régates du Havre 1838), étaient des spectacles populaires. Des prix en espèces récompensaient les vainqueurs et le public organisait des paris mutuels. Les grands quotidiens relataient les duels nautiques des équipes les plus célèbres : La Sorcière des Eaux ou Le Duc-de-Framboisie utilisaient la presse pour lancer leurs défis « à tous les rameurs de France ». Progressivement un antagonisme apparut entre les « canotiers à canotières » et les « canotiers sérieux », passionnés de sport. La liberté de comportement des premiers faisait scandale dans la haute société et nuisait à la réputation des seconds qui avaient besoin d'appuis pour obtenir les subventions nécessaires au financement d'embarcations de compétition toujours plus chères. La Société des régates parisiennes, fondée en 1853, entendait donner une direction unique au canotage en France. Ses buts étaient d'encourager « le goût des courses nautiques » en organisant des régates, de parrainer la création de sociétés en province (trente jusqu'en 1869), et de discipliner le canotage en interdisant les femmes dans les embarcations mais en les acceptant dans les tribunes. La création du championnat de la Seine en skiff, la rédaction d'un code des courses et de règlements ne suffirent pas à effacer la mauvaise réputation. Le modèle aristocratique du rowing fut donc l'ultime recours. Le Rowing Club de Paris devint l'agent de cette nouvelle orientation sportive en important des outriggers, la « nage anglaise » et l'organisation du club avec son boat house. En 1867, les « rowingmen » obtinrent la récompense de leurs efforts : les pouvoirs publics confièrent à la S.R.P. et au Rowing Club l'organisation des régates de l'Exposition universelle de Paris. Le succès de ces courses fit de Paris la capitale de l'aviron. Le Second empire correspond à un âge d'or car, hormis les courses hippiques, les régates étaient sans concurrence puisque les sports spectacles d'aujourd'hui n'existaient pas.
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| L'AVIRON OLYMPIQUE : 1960-1990 | |
| A Lucerne, en septembre 1962, les rameurs français ramènent des premiers championnats du Monde une médaille d'or, deux médailles d'argent et une de bronze, plaçant ainsi la France aux côtés des grandes puissances de l'aviron : l'Allemagne, l'U.R.S.S. et les U.S.A. Ce succès de groupe, minutieusement préparé par Pierre Sauvestre, le directeur de l'équipe de France, dans des stages où il réunissait les meilleurs rameurs, resta sans lendemain car, jusqu'au début des années 1990, l'aviron occidental se heurta à la domination, considérée aujourd'hui comme historique, des rameurs de l'est. Seuls les juniors et de petits groupes résolus réussirent, comme aux championnats du Monde de Karapiro en 1978, à tirer quelques épingles d'un jeu dont les règles n'étaient pas les mêmes pour tous. L'autre fait marquant qui inaugure cette période est l'engagement massif de l'État dans le domaine du sport. Comme les autres fédérations, la FFSA reçoit désormais de l'État des cadres techniques, des structures pour les athlètes de haut niveau et des subventions, qui favorisent la mise en place d'une politique de développement à long terme. |
Dans le même temps, une véritable révolution s'est opérée : les clubs ouvrent leur garage à bateaux aux garçons et aux filles des écoles primaires et leur délivrent des brevets de rameur scolaire. La Fédération encourage l'initiation des adolescents en subventionnant l'équipement des clubs ou les achats de yolettes. L'aviron en solitaire, souvent réservé, jusque là, aux seuls propriétaires de skiff, se démocratise grâce aux « skiffs en plastique Fruitet » construits et diffusés en série. Pour l'émulation des jeunes catégories, des championnats de France minimes, cadets et scolaires ont été créés.
La sportivisation de l'aviron est l'une des conséquences de cette période : les clubs ont abandonné leurs autres activités comme le rugby, le tennis ou la natation ; la promenade est devenue l'apanage des clubs de canoë-kayak ; le calendrier des régates s'est allongé et les championnats de France à la mer, spécialités des clubs du littoral depuis le XIXe siècle, ont été supprimés.
| L'AVENIR 1990 - 200 . . | |
| Ces dernières années, la Fédération a corrigé cette tendance en encourageant le développement de l'aviron de loisir et de mer. De nouvelles perspectives sont apparues grâce à la professionnalisation de l'encadrement qui permet aux clubs de s'ouvrir à la grande masse des pratiquants. L'esprit d'équipe et un amateurisme authentique ont attiré des partenaires de qualité, la MAIF et EDF, qui reconnaissent dans les valeurs fondamentales de l'aviron les principes de leur esprit d'entreprise. Ces décennies d'efforts et d'ouverture expliquent les succès actuels. Avec ses médailles d'or, d'argent et de bronze aux championnats du Monde de 1993, 1994, 1995, 1997, 1998, ..., 2003 et aux Jeux Olympiques d'Atlanta et de Sydney, l'aviron est redevenu l'un des sports phare de l'Olympisme français. |
Merci à Zedh pour m'avoir fourni ce lien trés instructif . . .
Attention ! ! ! demain interro sur le sujet, je vous prends pas en traître, vous êtes prévenus ! ! !